Communauté de Communes Vesle & Coteaux de la Montagne de Reims

« Re-Photographies de la Ville de Reims à la Belle-Époque »

Du 15 août au 1er octobre

Par Vincent Z. Rigaud

 Auteur-Photographe, je suis né à Reims en 1981. Je pratique la photographie depuis l’enfance et jai progressé avec le numérique jusqu’à décider d’en faire mon métier. D’abord passion alors que j’étudiais l’Histoire à la faculté, cest en école dArt que la photo m’est devenue un outil indispensable.

En 2012, je découvre la reconduction photographique, « la re-photo ». Un cliché historique qui forme une paire parfaitement aligné avec un autre, contemporain, donne une remarquable visualisation du temps qui passe, « un piège à temps ».

Pourquoi aller rechercher, armé de la précision de l’architecte et de la patience de l’archéologue, les points de vue des photographes du passé ? Pas seulement parce que c’est un véritable défi, à commencer par la recherche documentaire, mais surtout parce qu’une fois appliqué à grande échelle, la « re-photo » révolutionnera notre perception de l’histoire et de l’espace-temps, comme la photo le fit autrefois.

Cette démarche rigoureuse donne, par la déposition photographique, une sorte de témoignage brut, ayant la froideur d’une observation presque scientifique, qui doit être mise au service de l’Histoire, du Patrimoine, de la Culture, de l’Art et bien évidemment du Tourisme.

La Re-Photo permettra d’ouvrir des fenêtres sur le passé, grâce à elle on pourra, en partant des rues de nos villes, plonger dans lHistoire en train de se faire, rafraichir notre mémoire à la source. Stopper « l’hémorragie perpétuelle des souvenirs »…

A Reims, berceau de la nation, anéantie à coup d’obus puis retaillée sous le compas Art-Déco, la re-photographie appliquée à partir des cartes postales anciennes de la « Belle Epoque » montre son visage oublié ou inconnu, celui que l’apocalypse de la « Der des Ders » n’a pas laisser vieillir, qui est depuis nimbé de mystère.

Cette « Belle Epoque », qui fut si optimiste, insouciante et progressiste, nous a donné Le Phare de Verzenay que la guerre, elle, nous a laissé. Construit en 1909 par Joseph Goulet pour abriter ses fêtes arrosées de champagne, sa lumière guidât de nombreux épicuriens, profitant du calme avant la tempête.

- Vincent Zénon RIGAUD -

www.vincentzenon.com